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Heureusement, la Corse n’est
pas totalement dépourvue des ces « monuments »
auxquels les « antiquaires » du XIXe siècle
s’intéressent. Bien entendu, il n’existe que peu
de vestiges romains ou étrusques comme la Mariana et de la cité
d’Aléria, mais d’autres constructions émergent
peu à peu du maquis et intriguent les savants : les mégalithes.
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![]() Portrait de Prosper Merimée |
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En 1839, soit vingt ans avant
la naissance traditionnelle de la préhistoire, Mérimée
est envoyé dans l’île comme inspecteur des monuments
historiques. Comme il le fera jusqu’en 1853 sur un bonne
partie du territoire français, il inventorie les dolmens et menhirs
de Corse et sensibilise les esprits à la sauvegarde des monuments.
Attribués aux fées puis aux Celtes (comme on le constate
toujours chez Astérix), les monuments mégalithiques deviennent
peu à peu des objets d’étude. Et la Corse va bénéficier
de la vague de « mégalithomania » qui a pris souche
en Bretagne. Le XIXe siècle voit donc le développement de l’archéologie comme science objective : la pratique des fouilles, la passion de la classification posent les bases de la science actuelle. L’europe entière trie et tente de replacer dans l’espace et le temps les vestiges découverts, mais il faudra attendre les premières datations au C14, dans les années 1950, pour remonter la datation des mégalithes armoricains au Néolithique, soit plusieurs millénaires avant les Celtes. |
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