| Il faut dire qu’à cette époque, la Corse et la Sardaigne n’abritaient que de petits rongeurs (mulots, campagnols et musaraignes) et un lapin de la taille d'un rat (Prolagus). | Les sites archéologiques témoignent d’ailleurs d’une exploitation massive de ce lapin-rat, qui devait pulluler dans les zones littorales. Le reste de l’alimentation était assuré par les ressources marines et quelques oiseaux (canards, oies sauvages et outardes). Nous n’avons pas de preuve de la consommation de végétaux par ces premiers groupes humains, mais la flore ne comptait alors que peu d’espèces comestibles. Quoi qu’il en soit ces fréquentations ont été trop sporadiques et irrégulières pour qu’il y ait eu une réelle conquête des biotopes insulaires. La véritable colonisation de la Corse ou de la Sardaigne n’a effectivement débuté qu’au début du VIe millénaire avant J.-C., lorsque des populations pratiquant l’élevage et l’agriculture ont débarqué, en provenance d’Italie. Ces communautés agropastorales néolithiques importèrent céréales et animaux domestiques (chèvres, moutons, cochons, bovins, chiens, etc.) et s’installèrent durablement dans les plaines alluviales et les vallées fertiles de l’île. ~~~ |
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![]() Squelette reconstitué d'un Prolagus Sardus adulte, d'une longueur de 25 cm (Cliché J.-D. Vigne) |